Opéra de Montpellier : la nouvelle saison tourne autour du chiffre 2.
Le chiffre 2 pour la nouvelle saison montpelliéraine : 2 opéras de Verdi, 2 mises en scènes de Jean-Paul Scarpitta, ainsi que 2 productions de René Koering,
et toujours… 2 lieux de représentation : la Comédie, et le Corum.
C’est Aida qui ouvre la saison, et curieusement en version de concert. Le spectacle est programmé quatre soirées, dont une à Paris, salle Pleyel, et c’est sans doute la raison qui explique une marche triomphale… sans mouvement : Alain Altinoglou au pupitre, Hasmik Papian dans le rôle-titre et Nora Gubisch en Amneris. Reprise ensuite de La Vedova scaltra début novembre, dans la production pleine d’esprit et d’énergie signée par René Koering, créée ici-même en 2004, puis reprise à Nice il y a deux saisons (voir l’article dans SM 196). Le chef Enrique Mazzola emmènera sensiblement la même distribution que précédemment : Henriette Bonde-Hansen, Andrea Giovannini, Giorgio Trucco, Franco Pomponi Giovanni Furlanetto, Evgueniy Alexiev.
Puis la grande tournée française du Viaggio a Reims (voir présentation de la saison à Avignon) posera ses valises à la Comédie pour les fêtes de fin d’année ; c’est le deuxième chef d’orchestre, Roberto Forès-Veses, qui tiendra cette fois la baguette, alors qu’on relève certains noms de chanteurs déjà connus, comme José Maria Lo Monaco ou Marco di Sapia. Fidèle à sa tradition, l’Opéra de Montpellier propose une création mondiale début février à la Comédie : Affaire étrangère , du tout jeune compositeur Valentin Villenave, tirée d’une bande dessinée, et où l’on relève la présence de Viorica Cortez tout simplement distribuée dans le rôle de Dieu. Jean-Paul Scarpitta montera ensuite une nouvelle production de Dido and Aeneas (Cyril Auvity dans le rôle de Enée), avant celle de René Koering, du Faust de Gounod, rassemblant Claude Schnitzler à la direction, Arturo Chacon-Cruz (Faust), Maya Boog (Marguerite).
Les malheureux qui ont raté cet été la mise en scène du King Arthur signée de Shirley et Dino, alias Corinne et Gilles Benizio dans le civil, auront droit à une session de rattrapage début mars, avant un programme XXème siècle fin avril, la « bouble bill » Sancta Susanna jumelée avec Le Château de Barbe-Bleue : mise en scène de Jean-Paul Scarpitta, et Alain Altinoglu à la baguette. C’est le Falsatff de Verdi qui clôt la saison, dans une production en provenance du Théâtre de Berne (signée de Eike Gramss), dirigé par Friedemann Layer, et Nicola Alaimo dans le rôle-titre.
De nombreux concerts jalonnent également la saison : entre autres la violoniste Viktoria Mullova (21 et 22 novembre), le Requiem de Mozart (26 janvier), un concert de Lieder de Schubert avec le baryton Ludovic Tézier (3 avril), Le Martyre de Saint-Sébastien de Debussy (15 et 16 mai), un week-end de musique contemporaine en mars, intitulé « Les figures du siècle », ainsi qu’une autre session (en mai) consacrée aux musiques de film.
François Jestin
Programme
– 1er, 3, 5 octobre : Aida (Verdi) dir. Alain Altinoglu
– 9, 13, 16, 18 novembre : La vedova scaltra (Wolf-Ferrari) dir. Mazzola
– 24, 28 décembre, 2, 4, 6 janvier : Il viaggio a Reims (Rossini)
– 1er, 3, 5 février : Affaire étrangère (Villenave) dir. Samuel Jean
– 24, 26, 28 février : Dido and Aeneas (Purcell) dir. de Récondo
– 1er, 3, 6, 8 mars : Faust (Gounod) m.e.s. René Koering
– 28, 29, 31 mars, 1er avril : King Arthur (Purcell) dir. Hervé Niquet
– 24, 26, 28 avril : Sancta Susanna & Le Château de Barbe-Bleue
– 7, 9, 12, 14, 16 juin : Falstaff (Verdi) m.e.s. Gramss
Location : tél. 04 67 60 19 99, www.opera-montpellier.com